Dermaplaning : est-ce recommandé de se raser le visage ?

Après des années passées dans l’oubli, le dermaplaning refait surface. La pratique redevient à la mode et séduit aussi bien les hommes que les femmes. Pourtant, les sceptiques critiquent et condamnent cet acte qu’ils jugent inutile, voire risqué. Les avis divergent donc sur le dermaplaning, mais est-il réellement risqué ?

En quoi consiste le dermaplaning ?

Le dermaplaning est un soin qui consiste à se raser le visage. Cette méthode n’a rien d’une nouveauté, car elle était monnaie courante durant les années 20. Elle permet d’exfolier la peau, débarrassant l’épiderme des cellules mortes et du duvet. Ces derniers sont la hantise des femmes, car ils sont responsables de la teinte terne du visage et des apparitions acnéiques.

L’opération fait usage d’un scalpel chirurgical ou d’un mini-rasoir. Seuls ces instruments sont en mesure de supprimer l’accumulation de peaux mortes. Dérivés de l’acier inoxydable stérile, ces outils redonnent fraîcheur, douceur et jeunesse à l’épiderme.

Cette méthode est-elle efficace ?

Se raser le visage est devenu une routine beauté incontournable. La disparition des poils fins favorise la régénération cellulaire. Par conséquent, le maquillage se fixe tout au long de la journée, sans s’évaporer. Les soins beautés pénètrent avec plus d’efficacité et de rapidité. Certes, quelques rougeurs disgracieuses se manifestent aux premiers abords. Cependant, ces effets secondaires sont temporaires et disparaissent à l’aide de camouflages. Le dermaplaning se passe dans un institut de soin. Une séance dure 60 minutes maximum. Les effets du rasage se prolongent pendant 3 semaines.

À noter que l’absence de duvet fragilise la peau. Après un rasage frais, une couche de crème solaire sur la zone traitée est nécessaire afin de protéger l’épiderme des rayons du soleil.

Quels sont les risques du dermaplaning ?

Se raser le visage favorise l’assèchement cutané, rendant la peau plus sensible. La lame fine et tranchante du scalpel s’avère dangereuse. Une simple maladresse suffit à provoquer une coupure, laissant une cicatrice grossière.

Les dermatologues craignent une régénération excessive de la pilosité faciale. Le passage de la lame perturbe les productions hormonales. Le bouleversement se traduit par des formations de poils épais sur le visage.

Pour finir, le dermaplaning est contre-indiqué chez les peaux grasses à tendance acnéique, car il stimule la sécrétion de sébum. Les zones à forte pigmentation et pourvues de grains de beauté ne peuvent subir un tel traitement. La pratique est également déconseillée chez les personnes souffrant de diabète non contrôlé et de cancer de la peau.

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